3. Exploit the loophole
How to both confront the realities of financial and regulatory constraints and leverage the opportunities of banal aberrations?
EN
Existing codes, norms and laws should not be ignored nor taken for granted. Their strengths lie in their role as expressions of what we value, cultural records of shared trauma and the ideals to which we aspire. Their limitations lie in their biases towards over-represented narratives and stakeholders. Many countries still tax renovation and subsidise demolition and building anew, for example. Ann Pettifor writes of big finance’s reliance on a cannibalistic destruction of inner cities how this is enabled by layers or policy and code.
The power of the student graduation project often lies in its ability to wield the hypothetical to put pressure on the status quo. A student project has the licence to declare ‘Things can be different, let me show you how.’ In this vein, this project won’t shy away from asking ‘what if?’. For this to hold weight, however, it must equally not shy away from the real. ‘Reality’ is not a dirty word, and seemingly banal glitches in planning and finance systems may prove apt gateways to more radical suggestions. Existing frameworks can be misused and exploited to turn the tables on who they benefit.
FR*
Les codes, normes et lois existants ne doivent être ni ignorés ni considérés comme acquis. Leur force réside dans leur rôle d’expression de nos valeurs, de témoignages culturels de traumatismes partagés et des idéaux auxquels nous aspirons. Leurs limites tiennent à leur partialité en faveur de récits et d’acteurs surreprésentés. De nombreux pays continuent par exemple à taxer la rénovation et à subventionner la démolition et la reconstruction. Ann Pettifor décrit la dépendance de la haute finance à l’égard d’une destruction cannibale des centres-villes, et explique comment ce phénomène est rendu possible par des couches successives de politiques et de réglementations.
La force d’un projet de fin d’études réside souvent dans sa capacité à utiliser l’hypothétique pour remettre en question le statu quo. Un projet d’étudiant a le droit de déclarer : « Les choses peuvent être différentes, laissez-moi vous montrer comment. » Dans cet esprit, ce projet n’hésitera pas à poser la question « Et si ? ». Pour que cela ait du poids, cependant, il ne doit pas non plus éluder la réalité. « Réalité » n’est pas un mot tabou, et des dysfonctionnements apparemment banals dans les systèmes d’urbanisme et de finance peuvent s’avérer être des passerelles propices à des propositions plus radicales. Les cadres existants peuvent être détournés et exploités pour renverser la situation au détriment de ceux à qui ils profitent.